Femmes enceintes : leur métabolisme serait identique à celui d’un sportif de haut-niveau !

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Publié le : 08 octobre 20205 mins de lecture

La grossesse pousse le corps presque autant que les sports d’endurance extrêmes. Des scientifiques ont  mené une étude sur des coureurs cyclistes qui ont subi une endurance extrême et ont constaté qu’il y avait une limite supérieure à la quantité de l’énergie que les corps humains peuvent dépenser de manière cohérente au fil du temps. Cette limite est cohérente avec d’autres travaux qui ont été effectués sur les athlètes d’endurance qui participent à des compétitions même plus courtes. Les mêmes limites ont été constatées chez les femmes enceintes et allaitantes. Aussi, il y-a-t-il un plafond à la quantité d’énergie que les humains peuvent dépenser pendant un certain temps et la grossesse repousse également ces limites.

Le métabolisme d’une femme enceinte et celui d’un sportif de haut niveau

Pour les gens normaux, le métabolisme est assez constant. Le nombre de calories brûlées tous les jours peut varier légèrement en fonction des entraînements et des activités physiques mais s’équilibre à un taux de base constant.

Chez les sportifs qui font du sport intense au cours d’un triathlon, un athlète brûlera près de 10 fois le nombre de calories qu’il brûle habituellement en un jour. Le lendemain, quand il est au repos, son métabolisme reviendra à son niveau normal. A la fin d’un marathon par jour, le corps trouve un moyen d’économiser des calories. Les scientifiques ont que plus le défi d’endurance est long moins il y a de calories brûlées par jour.

Les chercheurs ont également trouvé que le nombre de calories que les femmes enceintes brûlent pendant la grossesse et pendant l’allaitement est environ deux fois plus de calories que la normale. Parmi tous les singes, les humains ont l’une des grossesses les plus gourmandes en énergie en raison de la combinaison de la durée de la gestation et de la taille des bébés. Ces calories sont nécessaires au développement du bébé et de la mère. Les aliments qu’une femme enceinte mange au cours de la grossesse sont nécessaires et apportent de l’énergie pour le fœtus.  

L’évolution métabolique du corps humain

Les humains ont évolué pour être capables d’incroyables exploits d’endurance mais qui a pour effet secondaire d’avoir de gros bébés. L’inverse pourrait aussi être vrai : évoluer pour avoir de gros bébés pour avoir la capacité de pratiquer des sports extrêmes sur de longues périodes.

Il serait également logique que les femmes enceintes et allaitantes ne brûlent qu’environ deux fois plus d’énergie qu’elles le feraient normalement, au lieu des 2,5 fois comme le faisaient les athlètes. Contrairement aux athlètes des compétitions d’endurance, qui essaient de ne pas perdre de poids, les femmes enceintes doivent prendre du poids.

Tout comme les sportifs de haut niveau, une femme enceinte a besoin de repas riches en vitamine et en énergie. Cela est obligatoire pour pouvoir porter un bébé à terme. Et à chaque trimestre de la grossesse, une femme enceinte doit faire attention aux prises de poids et le nombre de calories qu’elle a accumulé. La valeur énergétique de chaque aliment a son lot de calcium et de vitamine pour la croissance du fœtus et du futur bébé.  

Les sportifs comme les femmes enceintes doivent faire attention son alimentation pour maintenir la santé. L’apport en énergie et la consommation des produits riches en fer, et en minéraux sont favorisés. C’est pourquoi le sportif et la femme enceinte doivent éviter la consommation d’alcool ou des aliments trop acides qui ont un effet secondaire sur la croissance du fœtus chez la femme enceinte et une régression des capacités physiques chez le sportif. 

Les limites du métabolisme d’une femme enceinte et celles d’un sportif

L’hypothèse selon laquelle le corps humain a des limites métaboliques qui affectent sa capacité athlétique et sa capacité à mener une grossesse à terme ne peut être prouvé. L’évolution est complexe, les femmes enceintes sont souvent exclues des études et les athlètes d’endurance extrême sont rares dans la population générale. Les recherches et les données scientifiques ne suffisent pas encore à marquer définitivement une tendance.

Mais en plus d’exiger un taux métabolique plus élevé, le corps humain subit des centaines d’autres changements uniques lorsqu’ils portent un enfant à terme. C’est une fonction biologique complexe qui a permis à l’espèce humaine de prospérer depuis des milliers d’années.

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